Je n’aime pas parler du mal. Cela me donne des frissons. Mais quand on croit au bien en soi, il faut reconnaitre que le mal y est aussi. Ainsi nous avons hérité du péché d’orgueil et de la désobéissance de nos grands parents, ainsi nous portons le mal en nous. Néanmoins, il peut ne pas exister si nous choisissons de ne pas lui donner plus d’importance qu’il n’a en vérité, en faisant toujours le bien, et en nous rattrapant aussi vite que l’on peut, si jamais on s’est laissé berner.
Dieu aime le repentir chez Sa créature, car cela la ramène vers Lui, et Lui donne l’occasion de Lui accorder Son pardon, signe de Son amour fidèle et inconditionnel. A chaque fois que le Père pardonne, Il refait alliance avec Son enfant, et c’est le moment que le démon hait le plus, car il est alors totalement inexistant. Quand Dieu prend Son enfant repentant dans Ses bras puissants, le démon lui, brule en enfer !
J’aime à penser que c’est un peu pour cela que Dieu permet son existence !
Mais pourquoi donc parler de ce personnage peu intéressant, dans une rubrique dédiée à l’espérance ?
Tout simplement parce que, malgré tout, il faut continuer à espérer que l’homme choisira toujours le bien sur le mal qui sommeille et veille, qui rode et attend son tour pour le gagner dans ses filets machiavéliques. Car seul le bien peut combattre le mal. Seul le sacrifice de la croix peut le réduire en poussière.
Et la colombe ?
Symbôle de PRESENCE DIVINE, d’ALLIANCE sans cesse renouvellée entre Dieu et la Terre… symbôle d’ESPOIR. Quoi de mieux pour illustrer ce petit passage ?
SEIGNEUR, APPRENDS-MOI A ESPÉRER
Espérer, c’est respirer
La Bible nous enseigne que l’homme naît du souffle de la vie que “Yahvé lui a soufflé dans les narines”. “Celui qui renaît du souffle est libre comme le vent”, nous murmurent les évangiles. Le souffle ? Nul ne sait d’où il vient ni où il va : il est ce qui nous emporte plus loin que le présent.
Seigneur, transforme-moi en être mobile, curieux de respirer un air toujours différent.
Espérer, c’est marcher
Marcher est une merveille qui dit que nous ne sommes pas attachés à un milieu donné, que nous cherchons toujours notre chemin. Nous n’arrêtons pas de changer, éprouvant que nous n’advenons à nous-mêmes qu’en nous dépassant toujours.
Seigneur, donne-moi de repartir à nouveau et à nouveau.
Espérer, c’est être en route
Nous ne sommes pas arrivés et nous cherchons encore le but. L’homme n’est ni d’ici, ni d’ailleurs. Il est entre deux, il advient sans cesse. Nous sommes des migrants.
Seigneur, apprends-moi à aimer cette grande migration qu’est la vie.
Espérer, c’est désirer
C’est-à-dire vivre dans le monde comme si nous ne pouvions nous résoudre à en rester là. Nous ne sommes jamais satisfaits des demeures établies. Où que nous habitions, nous regardons plus loin, vers des futurs.
Seigneur, cultive en moi l’énergie du désir.
Espérer, c’est imaginer
L’homme n’est jamais tout à fait là où ses pieds le posent. Il est plus grand que ce qu’il est. Celui qui espère peut traverser des murs.
Seigneur, éveille en moi l’inimaginable de ta Parole.
Espérer, c’est être pétri d’avenir
Notre histoire ne cesse de nous attendre. Pour devenir ce que nous ne sommes pas. L’homme part pour être lui-même. Et il ne devient qu’à la condition de savoir passer. Nul ne se trouve que s’il accepte de se perdre.
Seigneur, fais-moi passer, traverser, aller de moi vers l’autre.
Espérer, c’est faire confiance en l’avenir
S’en remettre “à la grâce de Dieu”, c’est-à-dire être par ce qui vient, par les autres, par les événements. Espérer, c’est accepter de se laisser faire et de naître en toute rencontre. Celui qui espère ose s’en remettre à l’autre. L’espérance est un geste qui nous engage dans une partie risquée dont nul ne sait l’issue.
Seigneur, devant toi, avec toi, je dis “oui” à l’inconnu de la vie.
Jean-Yves Bazion
Merci de ta visite
« Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse pour toi rayonner son visage et te fasse grâce ! Que le Seigneur te découvre sa face et t’apporte la paix ! »
