pour J.F
“Le 01/01/07, à l’ile maurice, JF fait un grave accident de la route avec un traumatisme crânien ; il subit 3 opérations urgentes et reste 110 jours en clinique, puis en avril 2007, il rentre chez lui où sa chambre est réaménagée en chambre d’hôpital. Sa fragilité, ses crises d’épilepsies fréquentes, son mode d’alimentation NGT, sa sonde urinaire (Catheter), son hygiène corporelle, son état de dépendance totale, nécessitent la présence d’un infirmier 24 h/24, et des soins médicaux onéreux. Sa santé fluctue entre le moyen et les bas et Jean François entreprend sans doute le plus difficile challenge de sa vie.
Avec ses 4% de chances de survie initialement, grâce au soutien médical et la tendresse de tous ses proches, Jean-François, même s’il ne parle et ne s’exprime pas, ne peut se mettre debout, il est aujourd’hui au-delà de 80% de ses capacités fonctionnelles, il voit et entend, il ressent la douleur, il mange bien et boit un peu, il a de l’émotion, il sourit, il commence à comprendre et à reconnaître des visages familiers, et nous avons à cœur désormais de l’emmener jusqu’au bout de son difficile mais pas impossible combat, et pour lui nous ne baisserons jamais les bras.”
30 décembre 2009
le comité de soutien JFD
T.
1 er janvier 2011
JF nous a quitté pour entrer dans la vie le 24 décembre 2011.
Prions pour le repos de son âme et pour ses parents, sa mère Josiane, son père Robert, sa soeur Valérie et toute sa famille.
pour une mère affligée
Le petit salon était bondé de personnes venues pour présenter leurs sympathies à la famille endeuillée. Il faisait chaud, la pluie avait soulevé la grosse chaleur des jours passés. Sous l’unique fenêtre, étendu contre le mur, le corps du décédé reposait sur un petit lit trop étroit pour sa posture. Il a fallut improviser, faire avec ce qui avait, quand la dure épreuve de la mort arrive subitement et surprend ! Quelques bougies étaient allumées, et des fleurs tout autour gisaient sur le parquet bien ciré. Une notamment attira mon attention : une rose, rouge, dans le creux de la main du mort, symbolisait l’amour qui l’avait entouré ses 25 ans de vie terrestre !
A notre entrée, la mère s’est mise à hurler : ‘Mon Dieu pourquoi as-tu pris mon enfant ?’
Pendant un long moment, je lui ai tenue la main, tandis qu’aucun mot ne sortait de mes lèvres demeurées fermées. Je n’ai rien fait non plus pour forcer. Je savais qu’aucune parole n’aurait pu la consoler, la dissuader de penser que c’était Dieu qui lui avait pris son enfant ! Dans ces moments là, il faut se taire, rendre à la souffrance ce qui appartient à la souffrance ; et plus tard, bien plus tard, quand le chagrin se sera quelque peu atténué, rendre à Dieu ce qui appartient à Dieu !
Dieu est là, surtout dans la souffrance. Il faut avoir souffert soi-même de l’absence de Dieu pour le comprendre. Il est L’Espérance que la vie humaine n’est valide, justifiée, qu’à travers l’épreuve de la souffrance, quand le corps rend son âme à Dieu, afin de commencer à vivre avec Lui la Vie Eternelle pour laquelle elle a été créée. Il faut croire au Christ Ressuscité, et en Son Saint Esprit Vivant et Présent en chaque vie pour l’Eternité, pour le comprendre.
MERCI en vos prières, d’espérer pour cette MAMAN. Qu’elle retrouve vite ses sens et laisse couler de nouveau en elle, la Parole de Dieu.
SAINTE FACE MISERICORDIEUSE DE JESUS CRUCIFIE
Merci de ta visite
« Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse pour toi rayonner son visage et te fasse grâce ! Que le Seigneur te découvre sa face et t’apporte la paix ! »
(Nb 6, 23-27).

