AVEC THERESE
« Le Bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables. »
(Thérèse de L’Enfant Jésus et de la Sainte Face)
L’année 2010 touche à sa fin. Partout dans le monde, les festivités vont bon train, et les souhaits du nouvel an se distribuent… à souhait !
A ceux que nous aimons, nous souhaitons la bonne santé, la joie, le bonheur, la paix, un renouvellement d’accord en nos amitiés, bref… une meilleure année !
Mais que souhaiterons-nous à ceux qui ne peuvent réaliser les désirs de nos coeurs, tout simplement parce qu’entre nous le courant ne passe pas, ne passe plus, ne passera plus !?
Jésus, mon Sauveur,
Parce que mon coeur souffre de ne pas arriver à demander pardon à celui que j’ai blessé, parce que je trouve difficile et irréalisable de pardonner à celle qui m’a trompé, parce que je dispense mes sourires hypocrites à ceux que je supporte tout juste, parce que je suis lâche et agit comme un lâche, parce que j’envie le salaire que vient d’obtenir mon collègue, que je ne digère pas sa promotion, parce que je juge mon prochain sans même essayer de lui trouver une once de qualité, que je le sanctionne sans lui accorder une chance de se racheter ; parce que je me sais encore emprisonnée par le monde et « les désirs égoïstes de la nature humaine, les désirs du regard, l’orgueil de la richesse », parce que Seigneur, malgré tout ce vilain tas de pourriture qui envahit et détruit mon âme, je désire Te plaire… Je voudrai mon Sauveur, de tout mon cœur, que Tu m’aimes… ! Que Tu inspires en moi des désirs de paix – Toi qui es la Paix ! Que Tu fasses grandir en moi l’instinct de réconciliation – Toi qui sur la croix nous a réconcilié à Toi ! Viens mon Sauveur, déposer en mon cœur, des sentiments encore inconnus à mon âme ! Aimes moi – montres moi comment Tu m’aimes, alors je saurai aimer en retour, celui que je n’aime plus, celle que je n’ai jamais su aimer… Je saurai lui souhaiter la BONNE ANNEE !
Jésus, Sauveur de tous les hommes, fortifies celle qui veut être pour toujours Ton épouse et Ta veuve, demeurant jour et nuit dans Ta maison d’amour, faisant Ta Volonté. Que jamais elle ne s’en éloigne ! Donnes lui la grâce de vieillir, remplie de Ta sagesse, Toi qui ES depuis le commencement et SERA pour l’éternité !
Amen +
pour la gloire de Dieu et le salut des hommes
“Le Seigneur voit notre fragilité”
(Thérèse de L’Enfant Jésus et de la Sainte Face)
Il m’arrivait souvent de décrocher pendant une rencontre de prières, une oraison, une célébration. Il m’arrivait même, à mon grand regret, de somnoler. Alors je culpabilisais, et je m’en voulais tellement que je m’empressais de m’excuser auprès du Seigneur.
Thérèse, qui avait elle même connu l’aridité spirituelle, dès ma première « rencontre » avec elle, a tôt fait de me réconcilier à cette idée préconçue que j’avais et qui me faisait penser que la sainteté n’était que pour les êtres irréprochables !
En effet : ” Le Seigneur voit notre fragilité… Il se souvient que nous ne sommes que poussière. “ Si Jésus permet à notre âme de s’endormir en Sa compagnie c’est pour mieux opérer des miracles sur elle !
Seigneur, apprends-moi à Te faire plus confiance, Toi le médecin des petites âmes. Apprends-moi à ne pas paraitre ce que je ne suis pas, à accepter que je puisse faiblir et m’endormir. Car c’est quand je suis au plus bas, dans l’euphorie de l’inconscience terrestre, que Toi Tu es là, près de moi, reconstruisant divinement ma petite âme égarée!
Amen +
pour la gloire de Dieu et le salut des hommes
« Jésus, je suis trop petite pour faire de grandes choses… »
(Thérèse de L’Enfant Jésus et de la Sainte Face)
Ce que Tu dis ma chère soeur est si vrai. Que sommes-nous en effet devant Dieu ? Nous qui nous croyons “grands” sur Terre, quand au Ciel, nous ne sommes que de faibles et de petits “preneurs” !? Que sommes-nous, nous qui ne savons pas donner, mais prendre, écraser les plus petits, les plus faibles, ceux qui travaillent pour nous pour 4 sous, qui remplissent notre porte-monnaie, afin que nous puissions plus acheter, plus consommer, devenir plus égoïstes, mesquins, indifférents, froids…
En ce temps où nous préparons Tes chemins Seigneur, que cette Parole de notre soeur T, résonne en nos coeurs comme un rappel, une reconnaissance de notre impuissance, devant la grandeur de Ton don, de notre pauvreté de coeur devant l’immensité du Tien, de notre incapacité d’aimer à Ta manière : jusqu’au bout de la Terre, sur une Croix, au Calvaire, pour NOUS ?
Amen +
pour la gloire de Dieu et le salut des hommes
« O mon Dieu, m’écriai-je au fond de mon coeur, n’y aura-t-il que votre justice qui recevra des âmes s’immolant en victime ? Votre Amour miséricordieux n’en a-t-il pas besoin, lui aussi ?
(Thérèse de L’Enfant Jésus et de la Sainte Face)
Nous parlons toujours de la souffrance de l’homme et de la justice de Dieu ! Mais quid de la souffrance de Dieu devant la justice de l’homme ?
Dieu est juste dans Son jugement. Il juge l’homme par rapport aux sentiments qui motivent ses actes ! Il est toujours prêt à lui trouver des circonstances atténuantes. Prêt surtout à attendre avant de sanctionner – attendre de voir l’étincelle du regret, la lueur du repentir, dans les yeux de l’accusé avant de le sanctionner ! La balance de justice de Dieu penche du côté de la miséricorde, tandis que celle de l’homme du côté contraire : Œil pour œil et dent pour dent ! Tu paieras pour ce que tu as fait !
Nous avons affaire à un Bon Dieu plus blessé que justicier ! Un Dieu qui souffre du manque d’amour de Sa créature alors qu’Il en a tant à lui donner.
Seigneur, mon Dieu, je veux tellement Te consoler du mépris et de l’indifférence des hommes envers Toi. Prends pitié Seigneur, car ils ne savent pas le mal qu’ils Te font quand ils refusent de s’engager sur le droit chemin, préférant “se tourner vers les créatures, leur demandant le bonheur avec leur misérable affection, au lieu de se jeter dans Tes bras et d’accepter Ton Amour infini.”
Amen +
pour la gloire de Dieu et le salut des hommes
« Lorsqu’un jardinier entoure de soins un fruit qu’il veut faire mûrir avant la saison, ce n’est jamais pour le laisser suspendu à l’arbre, mais afin de le présenter sur une table brillamment servie. »
(Thérèse de L’Enfant Jésus et de la Sainte Face)
Il y a des âmes qui ont ce privilège de « mûrir avant la saison » ! De recevoir directement de Dieu, des grâces à n’en plus finir. Thérèse, la « petite fleurette » comme elle aimait se surnommer, ne fait pas exception. Elle fait partie de ces âmes pour lesquelles « le Bon Dieu ne se servait pas d’intermédiaire mais agissait directement ! » En elle, Il a fait « éclater Sa Miséricorde » et elle en était bien consciente. Si bien qu’à son tour, elle en fait pleuvoir sur chacun des enfants du Bon Dieu qui s’adresse à elle pour en recevoir de Lui.
Qu’à fait Thérèse de si magnanime et de si saint pour que Dieu se soit intéressé à elle à ce point ?
Eh bien pas grand-chose ! Dieu s’est « abaissé » vers Thérèse. Il « l’instruisait en secret des choses de Son amour », (pour reprendre ses propres mots), rien que parce qu’elle se reconnaissait devant Lui, « petite et faible » ! Durant sa courte vie, Thérèse a aimé simplement Son Seigneur et Maître. Alors afin de la remercier, Il a fait murir son âme avant la saison !
Seigneur, il n’y a pas d’âge, et il n’est jamais trop tard pour se présenter devant Toi comme un « rejeton qui Te doit sa force » ! (Ps 80) Alors, me voici… tout simplement Tienne.
Amen +
pour la gloire de Dieu et le salut des hommes
“Comme les apôtres j’attendais avec bonheur la visite de l’Esprit-Saint… Je me réjouissais à la pensée d’être bientôt parfaite chrétienne et surtout à celle d’avoir éternellement sur le front la croix mystérieuse”
(Thérèse de L’Enfant Jésus et de la Sainte Face)
La naissance de Jésus-Christ est non seulement une intervention de Dieu sur Terre, mais une irruption divine, quotidienne et éternelle, dans la vie de chacune de Ses Créatures.
Chacun ressent, ou ne ressent pas, dans sa vie et dans son coeur, la Présence de ce Dieu fait homme. Dieu Se donne à chacun de nous selon la mesure qu’Il juge bon. C’est pour cela qu’il n’est pas conseillé de précipiter la foi chez une âme encore loin de Dieu, ou de l’imposer sur cellei qui ne croit pas, ou qui doute. Ce qui est important, et c’est le devoir même de tout chrétien, c’est de prier pour le salut de l’âme en crise, et de laisser agir l’Esprit Saint, en ayant le courage de se retirer du chemin pour Le laisser entrer et marquer son front de la Croix mystérieuse du don d’Amour de Jésus.
Seul l’Esprit de Dieu a la Puissance d’agir sur les âmes plus réticentes à Sa Présence. Seul l’Esprit de Dieu fait des miracles là où l’homme est impuissant. Seul Son Fils est Le Sauveur des hommes qui sont dans les ténèbres.
Tous les jours est le jour de confirmation pour le chrétien. Tous les jours, il prend sa croix et renouvelle ses voeux au Christ :
Seigneur, merci pour ce jour nouveau. Viens le remplir du feu de Ton Amour, et le surprendre de Ta Miséricorde Infinie, afin que je sois pour l’autre l’exemple du parfait chrétien, du parfait disciple d’amour et de miséricorde.
Le parfait chrétien sait attendre avec bonheur le moment de Dieu, car il sait que ce moment viendra ! Là est sa foi. Là est sa joie.
Amen +
pour la gloire de Dieu et le salut des hommes
« J’ai compris que mes désirs d’être tout, d’embrasser toutes les vocations, étaient des richesses qui pourraient bien me rendre injuste, alors je m’en suis servie pour en faire des amis. »
Thérèse de L’Enfant Jésus et de la Sainte Face
Nous avons tous des « pensées secrètes » en petits défauts, petits péchés, que nous cachons, souvent délibérément, au fin fond de nos cœurs. Nous nous surprenons même parfois à désirer être PLUS (que ce nous sommes en vérité) ! Nous désirons la sainteté comme elle est perçue par l’homme ! Nous voulons tout faire, tout paraitre, avoir tous les dons, tous les charismes. Nous voulons être TOUT grands aux yeux des hommes alors que nous sommes tout petits aux yeux du PLUS GRAND que TOUS ! Nous voulons la reconnaissance des hommes, la gloire sur Terre.
Il n’y a pas de mal à désirer être purs, tant que l’on désire la vraie pureté, la vraie sainteté – selon Dieu – qui se vit à Sa Lumière, dans la reconnaissance au grand jour du petit pécheur que je suis, et la pénitence que j’accepte et accomplis avec courage et humilité.
Seigneur, aujourd’hui, pour me faire pardonner et malgré mon cœur souffrant, j’accepte de souffrir mon panier de repassage et je Te l’offre en pénitence et pour la grâce de celui que j’ai blessé involontairement, celui là même qui en ce moment se débat pour trouver un meilleur boulot afin de nourrir sa petite famille et honorer ses responsabilités de chef de famille, père et époux. Seigneur, exauce ma prière.
Amen +
Pour la gloire de Dieu et le salut des hommes
Merci de ta visite
« Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse pour toi rayonner son visage et te fasse grâce ! Que le Seigneur te découvre sa face et t’apporte la paix ! »
